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Affaire « Bakata Katanga », silence coupable du parlement

Les Bakata Katanga dans tous leurs états

Plus que 24 heures pour la session ordinaire de mars du Parlement se clôture. Pourtant l’opinion nationale attendait avoir de ses élus des éclaircissements sur des questions d’intérêt national. La session de mars n’a pas été à la hauteur des enjeux. Pas de lumière sur des questions de brûlante actualité telles que la signature le 24 février 2013 à Addis-Abeba de l’accord-cadre, les tergiversations des pourparlers engagés avec le M23 à Kampala (Ouganda) ou encore l’affaire « Ba kata Katanga » au Katanga. Au Parlement, les bureaux de deux Chambres ont préféré se taire. Personne n’a voulu prendre le risque d’éventrer publiquement le boa. Un silence coupable qui engage la responsabilité du Parlement.

Le plus épineux reste incontestablement l’affaire « Ba kata Katanga »

Les « Ba kata-Katanga » s’étaient manifestés le 23 mars dans la ville de Lubumbashi, chef-lieu de la province du Katanga. Venus du Nord de la ville, ils avaient traversé la ville, jusqu’à ce que des affrontements s’en suivent aux abords du gouvernorat. Le bilan officiel avait été de 23 morts. Ils s’étaient rendus ensuite dans une caserne des Nations unies où ils avaient été désarmés, puis confiés aux forces de l’ordre congolaises et transférés à Kinshasa.

Leur reddition a été négociée entre les autorités locales  de la province et la Monusco. Depuis, les « Ba kata Katanga » qui revendiquent l’indépendance de la province du Katanga ont transféré, sans autre forme de procès, à Kinshasa. Que sont-ils devenus ? Qu’en est-il finalement du phénomène « Ba kata Katanga » ? Le sujet est curieusement classé « secret défense » ?

Pourtant, fin mars, l’Assemblée nationale, saisie de cette affaire, a diligenté une mission d’enquête dans le Katanga pour faire toute la lumière sur cette affaire. La commission d’enquête parlementaire a déposé courant avril 2013 son rapport au bureau de l’Assemblée nationale. Après, plus rien.

Membre de la Commission, André-Claudel Lubaya a été dur par rapport aux événements du 23 mars 2013 à Lubumbashi.

Les recommandations contenues dans le rapport de la mission d’enquête de l’Assemblée nationale sur l’affaire Bakata Katanga devront être appliquées avec « objectivité » et « responsabilité » et « sans complaisance » par ceux qui auront la charge de les exécuter, avait proposé le samedi 6 avril le rapporteur de la délégation parlementaire, André-Claudel Lubaya, à l’issue de la mission d’enquête. « Si on y ajoute juste un brin de complaisance, la situation va exploser », a-t-il estimé, interviewé par radio Okapi.

Plus virulent, André-Claudel Lubaya avait affirmé que l’entrée des rebelles dans la ville katangaise et les affrontements qui s’en sont suivis n’est que « la partie visible de l’iceberg ». Le fond du problème mérite d’être examiné avec la plus grande attention, relevant que « Le Katanga est un volcan endormi dont il faut redouter les dégâts en cas d’irruption ».

Convaincu de la bonne foi de l’Assemblée nationale, il avait assuré que les recommandations de la mission d’enquête, qu’il n’a pas révélées, pourraient constituer des pistes de solutions pour affirmer de façon impérative l’autorité de l’État dans la province du Katanga ainsi que le caractère indivisible et unitaire de l’État congolais.

Malheureusement, ses propos lui auront valu une mise en garde en bonne et due forme, en plénière, du bureau de l’Assemblée nationale. L’on pensait cependant que la sortie médiatique du député de Kasaï Oriental pouvait pousser le bureau de l’Assemblée nationale à sortir de sa torpeur pour élucider l’énigme de « Ba kata Katanga ». Bien au contraire, les déclarations ont durci la position de la représentation nationale, la refermant davantage dans sa tour indétrônable.

Or, le phénomène « Ba Kata Katanga » reste une menace réelle pour la province du Katanga. Selon le rapport hebdomadaire des Nations unies transmis jeudi à l’AFP, seize personnes ont été brûlées vives le 1er juin « par des éléments Maï-Maï Bakata-Katanga » lors d’une attaque contre le village de Lwela, un village du centre du Katanga. Un groupe d’auto-défense local appelé Simba-Moto a repoussé l’attaque des Maï-Maï, tuant sept assaillants, précise-t-on de même source.

Toutes ces questions, et bien d’autres d’ailleurs, ont été superbement ignorées par le Parlement.

Le Potentiel et KatangaNews

2 Réponses à Affaire « Bakata Katanga », silence coupable du parlement

  1. didier Répondre

    2 juillet 2013 a 15 h 46 min

    je pense ou je suis de ceux qui pensent que cette affaire de ba kata katanga c’est une affaire qui semble être flouée par nos fameuses autorités.car lorsqu’il s’agit de M23 là elles sont les premières (autorités congolaises) à aller négocier de mois et des mois dans la négociation au moment où elles sont les premières à déclarer que ce sont des rwandais et leurs complices qui attaquaient l’Est de la RDC;mais lorsqu’il s’agit de ba kata katanga là elles jouent à toutes sortes de mascarades en faisant même appelle aux forces étrangères précieusement aux rwandais qui entre temps nous les accusons comme étant nos agresseurs potentiels (M23)alors une question m’est vient en esprit pourquoi faisons nous appelle a ces gens qui nous agressent sans ambages soit c’est pour protéger certaines identités.alors que nos autorités ne jouent a ce jeux parce que nous peuple avons maintenant compris toutes sortes de jeux qu’elles jouent en terme de conclusion on devait plus négocier avec le ba kata katanga qu’avec le M23

  2. Augustin KIMUNI Répondre

    1 juillet 2013 a 15 h 55 min

    En tout cas, concernant l’affaire Bakatakatanga l’Etat doit négocier avec eux comme il le fait avec le M23. Le Katanga n’a jamais opté l’unitarisme mais plutôt le féderalisme. Une constitution faite par un parlement privisoire ne peut pas être refragable car ce qui est fait par le provisoire n’est peut pas être pris au serieux. On devrait par contre repasser cette constitution au parlement, car le referendum passé avait été biaisé et ne reflete pas du tout la volonté du peuple.

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